dimanche 22 avril 2012

Et Fundi s'en est allé

Quelqu'un a dit hier pendant la course : "que le Fundi reste, que les autres s'en aillent."
Pourquoi pas, avait-t-on envie de répondre.

En ce 21 avril 2012 El Fundi, José Pedro Prados, matador de toros, tirait sa révérence et embrassait une dernière fois le ruedo sévillan. Ne parlons ni des Garcigrande, ni de Castella ou de Morante. Ma venue était principalement tournée vers la despedida du grand Fundi.
De ces histoires d'aficionados qui font un peu mal. Se dire que celui-là s'en va, mais qui sera capable d'hériter de son patrimoine taurin ?
Le Fundi, celui qui dans son temps, s'arrimait aux plus gros (quand ils l'étaient encore), de ces Miura, de ces Victorino, encore plus minotaures qu'ils ne l'étaient réellement, face au petit Fundi. 
Petit maestro des monstres.
C'est un peu ma Macarena à moi, ma madeleine de Proust, mon Fundi qui s'en va.
J'ai presque versé une larme de midinette, je me suis levée et j'ai applaudi.

Une histoire d'aficionado qui se termine, c'est comme refermer un livre...




Et Dieu posa le pied sur le sable

Et Dieu entra dans le ruedo.
Et Séville se leva pour adouber son fils.
Et moi, j'ai eu espoir, un peu, puis je me suis rassise.
Et Dieu sorti son capote doublé d'une âme en soie.
Et Dieu a fait deux véroniques.
Et Dieu s'est fait peur.
Et Dieu s'est refermé.

Et Dieu a eu un sursaut, un quite, et puis s'en va.
Et Séville a sifflé son Dieu, son fils, son artiste.
Et moi j'ai bien rit, et moi j'ai été triste pour le ganadero.
Et Dieu est sorti tête baissé, sous une fine pluie de coussins, avec un petit garçon qui lui, voyait encore Dieu en lui.
Comme quoi, les fidèles ne se lassent jamais.

Et Dieu repartit bredouille.

Et nous continuerons d'aller, et d'espérer, d'être là le jour où Dieu s'incarnera et le duende descendra...
Mais ce n'est pas pour tout de suite.


Morante de la Pueblo, 
un Domingo Hernandez, Séville, avril 2012.

Et Belmonte sonna à la porte


Une très très jolie surprise m'attendait ce matin devant ma porte !
Après avoir discuté hier sur les bords du Guadalquivir, avant la corrida de toros du soir et entre amies, de la biographie romancé de Chaves Nogales sur Belmonte...
... je découvre ce matin un petit paquet, le livre, une belle dédicace et un oeillet blanc...
Me voilà ravie...

La féria de Séville vient de commencer...


Una sorpresa muy muy bonita me esperaba esta mañana, delante de mi puerta !
Tras charlar ayer en la orilla del Guadalquivir, antes de la corrida de toros de la tarde y entre amigas, de la biografia novelada de Chaves Nogales acerca de Belmonte...
... descubro esta mañana un paquetito, el libro, una dedicatoria y un clavel blanco...
Me vuelvo mas alegre aun...

La feria de Sevilla acaba de empezar...

Charo querida, un très grand merci !

vendredi 20 avril 2012

Les Cuadri à Séville






C'était notre première course de la féria de Séville cru 2012, on avait choisi les Cuadri comme vernissage, et en plus, on avait été très gentiment invités...

Mais finalement, j'ai été un peu déçue. Un peu par les Cuadri, beaucoup par les toreros. Je sais bien qu'on est à Séville et que l'art de Morante vaut plus que tout les Minotaure, mais quand même...
Je m'attendais à plus de force et de noblesse de la part des Cuadri, mais ils ont été intéressants. Surtout le premier, qui allait voir derrière les barrières ce qu'il se passait. Il mettait le nez, pas plus, mais ça me plaisait assez qu'il soit intéressé. Ils étaient parfois dangereux, avec des comportements un peu étranges: un coup de tête par ci, des arrêts brusques par là...

Mais surtout : les toreros devant n'étaient pas au niveau. Aucun ne s'est arrimé pour tirer le meilleur des toros. Aucun ne s'est vraiment croisé. Forcément, les Cuadri n'avancent pas, si on ne va pas les chercher... Aucun non plus n'a daigné faire un pas en avant à la mort. La mode Juli fait des émules... mais tous ne réussissent pas.
Bref j'ai trouvé ces maestros bien du goût sévillan: si on ne peut pas faire un peu de arte, on laisse vite tomber. C'est surtout dommage.
Petit bémol quand même pour le jeune Alberto Aguilar, qui a mis un pied en avant quand il en a eu envie.

Évidemment, les critiques au lendemain de la course s'acharnent contre ces Cuadri. Ils n'étaient pas phénoménaux, certes, mais les matadores ne l'étaient pas non plus, ni mucho menos ! Enfin, ceci n'est que mon humble avis...

 nb: gros public français dans les tendidos...

jeudi 12 avril 2012

Les trésors du Jueves #3


Y ya... Pasarse por el mercadillo de la calle feria unas semanitas antes de la feria de Sevilla, es encontrar montones de articulos taurinos... y por 20 euros, me llevo un capote de campo, de niño. A ver que hago con esto ahora ! Pienso en pintarlo, enmarcarlo, hacerme un abrigo, o lo guardo para un futuro hijo que querra ser torero ! Ay compra compulsiva aficionada...
Vale, le admito, ¡Me encanta!

Et voilà... se balader au marché de la rue Féria quelques semaines avant la féria de Séville, c'est trouver des tas de produits taurins... et pour 20 euros, je récupère un capote de campo, pour enfant. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir en faire maintenant... Peut-être le peindre, l'encadrer, m'en faire un manteau, ou alors je le garde pour un futur fils qui voudrait être torero... Ah ! L'achat compulsif d'aficionada...  
Okay, je l'avoue, je l'adore.

samedi 31 mars 2012

Curro, vendeur d'entrées noires (VF)


De ces rencontres qui donnent encore un peu plus de piment à la vie andalouse !
Aujourd'hui mon parrain d'aficion m'appelle, mission: acheter des places pour la corrida sévillane du dimanche de résurrection. Allons-y, et quand j'arrive il reste... 1 place. Ni deux, ni "no hay billete", 1. Et maintenant qu'est-ce que je fais ?
Et le "duende" est descendu.


Il est descendu sur les arènes, et Curro est arrivé, Curro, ex matador de toros, vendeur illégal d'entrées taurines. Négociations, argent, numéro des places, taureaux... on tombe d'accord, assis sur le rebord du muret des arènes. Les voitures défilent, les chevaux soufflent...


Curro est un type grande, un type fort. De ces andalous au visage plein de sol et de vent. Il lui manque des dents, à Curro. Un bon nombre, à vrai dire. Il m'accompagne jusqu'au distributeur de billets pendant que son Sancho Panza se retire dans le lieu secret où ils gardent le trésor: les places.
Cheminant cheminons, et seulement quelques minutes après avoir "fait connaissance" Curro me raconte sa vie. Ses débuts de torero, jusqu'à ce que... Jusqu'à ce qu'un taureau lui inflige une "cornada" dans les testicules, qu'il l'opèrent dans l'ambulance de la Croix Rouge dans un village d'ici, sans anesthésie, et que par conséquent le pauvre boite, le pauvre n'en a plus qu'un.

Sacrée rencontre andalouse, où la distance entre personnes n'existe plus, où on oublie les formalités, après tout, on est de la même famille...

Je sors mes billets, eux sortent les places. Je me sens la typique nana qui achète cash ses entrées, je compte les euros un à un entre deux mecs grands et bruns, gitans purs, au coin de la maestranza, un peu retirés.
Et, avant de se séparer, Curro me demande:
"Et quel torero tu préfères toi ? Morante?
Evidemment, Morante, le seul dieu de cette terre sévillane.
Je cherche un peu d'inspiration, torero mouais, pas tant que ça. Ah si un !
"-Ben moi j'aime bien El Fundi.
- El Fandi?
- No, El Fundi.
- El Fandi, celui qui fait courir les taureaux ?
- No, El Fundi, celui qui torée des taureaux.

- Ah, bien. (Pause). Pas mal ouais."

Gitan, aficionado de Morante, mais pour mon Fundi, rien...
Il se dira peut-être : "bizarre cette française, qui vient à Séville pour voir des toros..."

La française a de l'espoir, que veux-tu que je te dise...

Illustration: "El Togo", Lekio

Curro, vendedor de entradas negras


¡De estos encuentros que dan aun mas chispa a la vida andaluza! 
Hoy me llama mi padrino de afición, misión: comprar entradas para la corrida sevillana de la resurrección. Vamos pa'alla, y cuando llego queda… 1 entrada. Ni dos, ni « no hay billete », 1. A ver ahora que hacemos.
Y bajó el duende.


Bajó hacia la reja de la maestranza, y llegó Curro, ex matador de toros, vendedor ilegal de entradas taurinas. Negociaciones, dinero, filas, toros… concluimos un acuerdo, sentados sobre el reborde del muro de la plaza. Pasan los coches, soplan los caballos.

Curro es un tipo grande, un tipo fuerte. De estos andaluces con cara llena de sol y de viento. A Curro les faltan unos dientes. Unos cuantos la verdad. Me acompaña hasta el cajero, mientras su Sancho Panza se acerca a un lugar secreto donde guardan el tesoro: las entradas.

Caminamos caminando, y unos minutos después de conocerme Curro me describe su vida. Sus empiezos de torero, hasta que… Hasta que uno le dió en los testículos, que le operaron en el coche de la Cruz Roja en un pueblo de por aquí, sin anestesia, y que por consecuencia el pobre anda cojo, anda con uno solo.

Pedazo de encuentro andaluz, donde distancia con las personas nada, nos olvidamos de las formas, después de todo, somos de la misma familia.

Saco mis billetes, ellos sacan las entradas. Me siento la típica negociante comprando cash sus localidades, cuento los eurillos uno a uno entre dos tipos altos y morenos, gitanos verdaderos, en una esquina de la plaza, apartados.
Y antes de despedirse, me pregunta el Curro:
“Y a ti, cual torero te gusta? Morante?”
Claro, Morante, el único dios en esta tierra sevillana.
Busco inspiración, torero vamos, no hay tantos. Bueno si, ¡venga!
“- Pues a mi me gusta El Fundi, digo yo. 
-          ¿El Fandi?
-          No, El Fundi.
-          ¿El Fandi? ¿El que hace correr al toro?
-          No, El Fundi, el que torea toros.”

-          Ha, bien. (Pausa) Muy bien vamos.”

Gitano, aficionado al Morante, pero mi Fundi, nada…
Pensara, “que rara esta francesa, que se viene a Sevilla a ver toros…”

La francesa espera, que quieres que te diga…

Ilustracion : "El Togo", Lekio

mardi 27 mars 2012

Coquillages et petits gris


Les sabots dans le sable pour les gris de chez Partido, 
tandis que les coquillages se font une place au soleil des barrières...

dimanche 25 mars 2012

Février de carnaval


En hiver, en couleurs, chez Pablo Romero !
En invierno, en colores, en la finca de Pablo Romero !

Les trésors du Jueves


Al mercadillo tambien hay toreo !